Arts, Cultures et Activismes LGBTI et Queer – Conférence en ligne

Organisée par Mélodie Marull et Louise Barrière, deux chercheuses de l’Université de Lorraine, la conférence internationale « Arts, Cultures et Activismes LGBTI et Queer » se veut un événement permettant de penser des passerelles entre recherche universitaire et militantisme LGBTIQ de terrain. Organisé à distance au mois de Juin 2020, l’événement réunit sur son site internet les contributions de chercheurs, chercheuses et militant·e·s venu·e·s de France, d’Allemagne ou encore des États-Unis pour discuter des cultures LGBTI et queer. 

Au programme, des présentations en français et en anglais, portant sur des sujets aussi divers que les archives queer du cinéma hollywoodien, la censure des sexualités sur Instagram, ou encore la gestion des conflits dans les communautés trans en France. Ces communications, présentées sous forme de vidéos, de podcasts ou d’articles rédigés, sont accessibles gratuitement et de manière permanente à tou·te·s les intéressé·e·s. 

Le projet bénéficie du soutien de l’Université de Lorraine et ses laboratoires, le CREM et le 2L2S, de la DRAC Grand-Est, et de l’association LGBT de Lorraine Nord, Couleurs Gaies. 

Les liens à retenir :
Le site web de la conférence : http://aca-lgbtiq.net
Les contacts : Louise Barrière (louise.barriere@univ-lorraine.fr) et Mélodie Marull (melodie.marull@live.fr) organisatrices de l’événement. 

PANEL 1 • (RE)LECTURES QUEER
Les démarches artistiques et théoriques de Renate Lorenz et Pauline Boudry — à propos d’une pratique émancipatrice de l’Histoire de l’art ou avec N.O. BODY (2008) — nous conduisent à envisager des relectures queer de corpus composés d’œuvres d’art ou de productions culturelles. Il est indéniable que le regard que nous portons sur certaines oeuvres ne peut se défaire de bagages théoriques particuliers et il apparaît pertinent de saisir les enjeux de leurs éventuelles redécouvertes et relectures. Ce premier panel, diffusé en ouverture du colloque « Arts, Cultures et Activismes LGBTI et Queer » témoigne tant de la richesse des champs d’analyse qui se prêtent à des relectures Queer que de la nécessité d’ouvrir la recherche au subjectivités LGBTIQ. 

PANEL 2 • CORPORÉITÉS ET CRÉATION ARTISTIQUE
Ce second panel « Corporéités et création artistique » se place en continuité directe des échanges et réflexions issues du Panel 1. En interrogeant ce que signifie la création, depuis une position minoritaire, il s’agit d’en déceler le potentiel critique et émancipateur. Ces pratiques, qui ne sauraient se limiter à des esthétiques, mais qu’il convient bien souvent d’envisager comme des stratégies militantes, s’enracinent dans une histoire des luttes (Lebovici, 2017) et attestent de la place singulière de l’individu dans les mobilisations collectives comme artistiques : les trajectoires personnelles, au prisme de l’art comme de l’action militante, font corps avec la communauté.

PANEL 3 • REPRÉSENTATIONS EN TENSION
L’histoire des luttes LGBT est, on le sait, mouvementée. Les émeutes de Stonewall en 1969, événement largement référencé par le militantisme LGBT contemporain, sont sans doute la réaction la plus célèbre à de multiples vagues de répressions qui se sont abattues au fil des décennies sur les communautés LGBTI et queer. Des politiques de répression et de pénalisation de l’homosexualité aux meurtres et agressions LGBTIphobes, l’histoire est jalonnée de conflits. Aujourd’hui encore la situation est loin d’être apaisée. De là émergent des formes de tension. Ces tension, qu’elles prennent place à une échelle collective, sociale ou individuelle, se trouvent parfois au cœur de représentations artistiques et culturelles : c’est ce qu’explore ce troisième panel du colloque.

PANEL 4 • FAIRE COMMUNAUTÉ: CONSTRUIRE DES ESPACES LGBTIQ
Les espaces communautaires peuvent constituer pour les populations LGBTI et Queer un lieu d’échanges, ressources et réflexions, à l’écart – dans une certaine mesure toutefois – des conflits avec un ordre social LGBTphobe, tel qu’il en a été question dans le précédent panel de ce colloque. Cette communauté prend appuie sur différentes structures – tantôt associatives, tantôt médiatiques, institutionnelles, ou encore informelles. Les chercheurs et chercheuses convié·e·s à ce quatrième et dernier panel de notre conférence interrogent ainsi différentes modalités constitutives des espaces communautaires LGBTI et Queer.

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