Krakatoa

Âtre enclavé d’ordures ou pur purin en purée clastique qu’empire en coulure pyroclastique de mes méninges abstruses, fumeuses vomissures de mes raisonnements ardents entre mes commissures circonscrits, je suis perdu, paumé, prostré, recroquevillé dans un coin obscurément éclairé à la lueur de mon magma cervelet, quand tout à coup la fêlure, la cassure, la fissure, la brutale ouverture, et face à la faille, à défaut d’entrailles, je défaille et m’efface… 

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Le retour

Lundi, huit heure et demi. Alice est toujours la première arrivée dans la salle d’activités. Les infirmières la saluent, le weekend s’est bien passé ?
Parfait parfait.

Elles s’énerveront plus tard, après avoir constaté qu’elle a encore diminué. Mais en ce début de matinée, elles lui sourient. Alice a trouvé un endroit où exister. Sur le bureau, elle sort ses crayons, ses carnets pour patienter. Elle attend le moment où Fiona fera son entrée.

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Zelda et Scott Fitzgerald : une histoire d’amour et de folie en Suisse

Jon Monnard a publié un premier roman, Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique, aux éditions L’Âge d’Homme en 2017. Une bourse littéraire de l’État de Fribourg lui a ensuite permis de mener des recherches pour son second livre. Ce nouvel opus, qu’il vient de terminer, porte sur le séjour que l’écrivain états-unien Scott Fitzgerald et son épouse Zelda ont effectué en Suisse en 1930-31. Pour des raisons de confidentialité, il ne peut pas (encore !) nous livrer son titre. Mais il nous explique dans cette interview avec l’historienne Aude Fauvel pourquoi il s’est intéressé à cette période sombre de la vie du couple, puisque c’est en Suisse, à la clinique de Prangins sur les hauteurs du lac Léman, que Zelda fut internée pour la première fois en 1930.

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Un prisme devant la pupille

L’adolescent leva les yeux de son livre et regarda entrer l’étranger avec une certaine forme de détachement teintée de froideur. La tête légèrement penchée sur la gauche, ses yeux en amande ne cillaient pas et contribuaient à rendre tout visiteur mal à l’aise. Cela expliquait en partie qu’il n’eût plus de visiteur depuis un moment, si ce n’était le personnel soignant.

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