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0,5 mg pour te créer des mots

J’injecte le liquide dans ma cuisse pour ça, 
pour devenir PD, 
pour devenir celui qu’on ne voudra plus inviter, 
celui sur lequel on se retourne dans la rue parce qu’il a un t-shirt échancré, parce qu’il a du khôl dans le regard et que ça se voit qu’il est rentré trop tard.  

Je m’injecte 0,4 pour pouvoir te prendre mais aussi pour pouvoir t’emmener au resto et que le serveur refuse de nous parler, pour te confier à la nuit toi aussi, pour aller dans des backs-rooms avec toi et on détestera ça, ou tout simplement pour te garder près de moi. 

Je me transforme aussi pour ça, pour voir les changements dans ton regard et des fois je me demande ce que tu en perçois, est-ce que toi aussi ça t’ouvre des portes ? Des portes du genre que tu ne connais pas, quand tu te mets à califourchon sur mes reins et que tu danses, que tu t’ouvres. 

Quand je te vois t’auréoler. 

Est ce que c’est la testostérone qui fait ça, qui s’injecte sous ma peau, 
est-ce qu’à force de m’injecter et te prendre, je peux te donner ce qui se fait de trop dans mon corps ? 

Par transpiration, tu pourrais récupérer les miennes d’hormones, à force de t’agripper à ma peau, tu pourrais y prendre les seins que j’ai en trop, et alors tu marcherais grande et élancée, ton sourire en coin et la beauté de tes reins, tu n’aurais plus peur de te laisser accoster ou peut être tu aurais encore plus peur 

et moi 
j’enverrais chier d’un regard tous ceux qui tenteraient de t’approcher, 
et toi 
tu en aurais marre, alors tu partirais, et tu serais ma muse, pour toujours, l’être de papier, celle qui est née de la transpiration, par la transfusion d’hormone du garçon PD en devenir qui se serait trop injecté 
et toi
le garçon qui n’aurait pas du en être un, qui aurait tout attraper de ce qu’il ne voulait pas, 
pour pouvoir naître par ma cuisse.

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